
Ce papier n’a pas l’intention d’aborder l’aspect politique de ce Monsieur rappeur qui a failli d’être le président d’Haïti, si n’était-ce pas des manœuvres politiciennes diraient plus d’un, pour d’autres en raison d’un des articles de la constitution haïtienne évoquant l’affaire de résidence de 5 années consécutives que tout citoyen doit respecter s’il aspire à devenir le premier des haïtiens, et on pourrait tenir compte  également des dires de ces détracteurs,  même si ces dires dans une large proportion ne pourraient pas vraiment mettre du plomb dans son envolée vers la présidence haïtienne, et ces dires viennent de l’intérieur(Haïti), de l’extérieur (Diaspora) et même des étrangers , et on pourrait citer le cas de Sean Penn se battant corps et âme pour le démonter,  à quelle fin ? On continue à se poser la question jusqu'à présent.
Ce papier veut toucher du doigt le côté discriminatoire de certaines personnes se disant intello ou se réclamant de l’intelligentsia Haïtienne ( si elle existe encore), des gérontes de la politique haïtienne se raccrochant à n’importe quoi pour garder certaines pudeurs sur le plan politique, car ce rappeur venant de la croix des bouquets, allaient tout mettre à nu s’il avait admis dans la course, c’est dommage il n’y pas eu le franc jeu, pas parce que on l’a mi à l’écart, plutôt cette mise à l’écart a des motivations encore plus profonde que d’apparemment de simple question d’article dans la mesure où cette même rigueur d’application n’était pas de mise pour d’autres candidats dans la course proche du pouvoir et qui devraient soumettre leur décharge au Conseil Electoral Provisoire (CEP) suivant la constitution pour se faire accepter entant que candidat, or ce même CEP a non seulement pris un communiqué pour les dire bienvenue dans l’arène sans décharge, mais aussi, s’appuie sur une théorie évoquée par un professeur de droit constitutionnel publié dans un journal sur la problématique de décharge répondant au nom de la "théorie de l’impossible"  a rappelé le président du CEP, Mr. Gaillot Dorsinvil .  Il y a beaucoup à dire sur cet aspect la, mais j'avais promis lors de l’introduction du papier de ne pas aborder l'aspect polique de la question, et que je préfère laisser cela pour les docteurs en politique ou encore ceux qui prennent le micro d’assaut pour se forger un nom  de commentateur politique dans cette cité de ténèbres où la grande majorité de la population n’a qu’un défi à relever tous les jours,  à savoir,  trouver de quoi à mettre sous les dents et n’importe quoi, pourvu que ce "quoi" pourrait la tenir pour le lendemain, ainsi va la vie du grand nombre de la première république noir du monde.
Revenons aux propos discriminatoires méchants infligés au porteur de notre bicolore sur le sommet du monde en dépit de notre laideur, et qui pourrait faire autant comme d’autres stars d’origine haïtienne que nous avons à travers le monde et qui enterrent leur esprit d’appartenance par peur de se faire ridiculiser et plonger avec le poids de nos bêtises.
Énumérons un petit peu la liste discriminatoire dressée contre le rappeur, pour le seul fait qu’il manifeste le désir de devenir le premier des citoyens d’Haïti :
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a) Il n’a pas fait le "high school"
b) Il a un "street english"
c) Il ne parle ni créole, ni français et même aucune langue
d) Il ne sait rien de l’histoire haïtienne à part d’évoquer le nom de Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines vaguement
e) Pour la culture haïtienne, c’est quasiment zéro
f) Promouvoir la culture du gangster pour le fait de se faire photographier  à  cité soleil avec des bandits reconnus.
g) Inexpérimenté, inculture …..
Et la liste est longue pour ne pas en finir car le seul visé réel de ces différents alibis pour dire qu’il est inadmissible dans la classe des candidats 2010, et plus d’un n’est dupe, il s’agit tout simplement une liste dressée pour discriminer le rappeur … j’ai bien dit le rappeur ;  en dépit des vas et vient que les membres de cette classe société retardée font à  travers le monde, elle voit toujours  nos rappeurs comme des vagabonds, des bons à rien, des déviants,  et l’ont même assimilé pour des  gangsters voulant se cacher derrière ce genre de musique  et tout le reste pour dire qu’un citoyen appartenant a la communauté rap, en dépit de ces bonnes actions, n’a pas le droit d’être le président de la république, (certains diront que les bonnes actions ne suffisent pas, il faut la compétence, avoir un doctorat pour y être … et si moi je vous dis avoir un doctorat ou le soi-disant compétence ne suffisent pas, mais il faut qu’on vous voit à l’œuvre…), et elle se substitue à  la volonté du peuple pour tenter d’imposer cette façon de voir les choses même si l’unanimité est loin d’être acquise.
Gardons de plus près cette liste discriminatoire à l’aide d’une loupe pour regarder  " a) il n’a pas fait le HIGH SCHOOL " – peut-être vrai, et dans cette ligne d’idée on a le droit de se demander également que font vraiment les soi-disant universitaires, licenciés et même des docteurs que nous connaissons depuis 200 ans ? ou est le résultat ?. S’interrogeant de la sorte est  loin d’être une  façon à  moi de faire la promotion des écervelées, mais stigmatiser  plutôt cette approche plate et puérile. Et si on fouille dans l’histoire, on trouvera notre président  Antoine Simon sans diplôme, a été un meilleur président que bien des présidents fort instruits qui ont occupé le pouvoir avant et après lui régnant de 1908 à 1911, fut exilé, puis décédé aux cayes (sa ville natale), et on pourrait même faire un petit coup d’œil sur Luis Iniacio Lula Da Silva du Brésil, qui ne rate jamais l’occasion de rappeler que dans l’histoire du Brésil, il est le seul président qui n’a obtenu aucun diplôme universitaire. Mais qu’il est le président qui a construit le plus grand nombre de places à l’école.
Passons la loupe maintenant sur cette phrase  "b) Il a un STREET  ENGLISH" ben, je ne suis pas un anglophone et loin de maitriser la langue de Shakespeare, à  écouter son tout dernier discours lors de l’ouverture de la NASDAQ aux Etats-Unis, je n’entendais que l’English et j’ai pas entendu un mot venant du street, comme il est d’abord artiste, peut-être, il l’utilise à volonté pour faire passer un état d’âme dans ses œuvres ??
A écouter cela : "c) Il ne parle ni créole, ni français, et mémé aucune langue", cela fait rire, et s’il tel est le cas vraiment, je pense que ce cas là mérite une attention spéciale pour un rappeur ne parlant aucune langue arrive à transformer la planète en consommateur de ses chansons et grâce avec, il est peut-être l’un des haïtiens le plus riche par la vente des millions disques de ses chansons, et la question pourrait-on se demander, quel genre de communication a-t-il utilisé pour faire bouger la planète avec lui ?? Pour la question créole et français, c’est compréhensible, dans la mesure où un gars laissant la mère patrie à l’âge de 9 ans évoluant dans un milieu anglophone et peut-être avec une non-connexion avec la langue de Molière voir notre créole de Maurice Sixto et qui, près de 20 ans après, revenu au bercail pour donner un coup de pouce. D’ailleurs, même nous de l’intérieur du pays on parle une créole complexée et qui rend des fois la communication difficile pour la grande majorité de la population, prenons par exemple un chef de la police lors d’une conférence de presse suite à une évasion au grand centre carcéral du pays, je cite : « la polis pwal fè anpil efò pou l apreyande detenu illegal sa yo, e nap mete yo or deta de nwir » qu’avez-vous compris dans cette phrase ? C’est sur vous allez m’expliquer ce qu’il entend par cette phrase et vous savez pourquoi, parce que vous avez déjà entendu cette forme de phrase sur le banc d’école ; et pour l’analphabète parlant uniquement le créole, qu’a –t-il comprit de ce qu’a dit le chef de la police ? Pourtant il s’exprime en créole … pratiquement rien! Même s’il fait semblant d’être dans le bain pour ne pas se faire ridiculiser. Alors cette phrase là , est-elle du créole, du français ou du créole zuzu ? Donc, si vous, vous ne parlez même pas un créole clair et qui communique, pourtant vous êtes intello, que diriez-vous pour quelqu’un passant presque toute sa vie dans un milieu anglophone ? Et s’il parle un créole familier et un petit peu enfantin, automatiquement vous allez le classer dans le lot de la masse brute de la population que vous tenez à l’écart sciemment avec cette affaire de langue qui ne nous mène à rien globalement. Et ce qui est drôle, quand un diplomate s’exprime dans un français que seul le bon sens nous permet de saisir ce qu’il veut faire passer comme message, et vous, ce que vous faites ??, vous souriez, vous êtes complaisant, car là , il y a le visa, le dollar et la relation, et pour notre compatriote on exige qu’il ait un doctorat pour la langue française et un créole zuzu juste pour devenir président de son pays … que c’est méchant ! Et c’est horrible comme arme de discrimination.
" d) Il ne sait rien de l’histoire haïtienne à part d’évoquer vaguement le nom de Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines", C’est vrai peut-être, et ca rime à quoi ? Ah oui, pour être en mesure d’écrire son discours d’investiture, de faire la rhétorique creuse et après ? Le sens, l’action et la pratique du discours ne sont-ils pas une façon meilleure de discourir ? Faire flotter le bicolore n’est pas une forme de discours ? n’y a-t-il pas un acte conscient et avisé dans le port du bicolore national partout à travers le monde? pense-t-il qu’il est idiot de faire cela au moment que le mot même haïtien est synonyme de la honte, de la mendicité … C’est vrai il est peut-être pas en mesure de vous raconter aucune date de notre histoire sinon que de citer un ou des faits marquants de notre histoire et il n’est pas le seul, donc c’est difficile de faire avaler cette pilule dosée à  la vile discrimination.
"e) Pour la culture haïtienne, c’est quasiment zéro", pour preuve ce rappeur a réussi dans une autre culture. Ne sait pas grande chose sur la peinture, sur notre vaudou, sur notre compas, sur notre façon d’habiller, sur nos plats et même peut-être sur les femmes haïtiennes même s’il a épousé une femme haïtienne. C’est mieux de faire une idée profonde sur notre culture, vu le contexte actuel de la globalisation que le monde s’emballe actuellement. Peut-on considérer la notion culture comme ce fut le cas, il y a 50 ans ? Ce papier n’a aucune intention d’encourager un non respect pour notre culture, ce qui fait de nous différent des autres et attribue un sens à notre existence entant que peuple, de grâce, c’est aussi honteux d’utiliser notre culture pour discriminer un fils authentique de la patrie.
"f) Promouvoir la culture du gangster pour le fait de se faire photographier à cité soleil avec des bandits reconnus " ; cela pourrait être vrai si wyclef n’était pas une personnalité reconnue, si c’était à huit clos, et si la presse était hors jeu dans cette affaire.  Et on ne pipe pas mot pour un premier ministre actuellement candidat à la présidence, qui avait dit clairement qu’il allait négocier avec les bandits pour faire calmer le jeu au moment où les bandits faisaient rage à Port-au-Prince pour le quinquennat actuel du Président Préval.  S’offrir comme médiateur, communiquer avec des bandits pour les ramener à  la raison dans leurs actes de folie, et  une autorité disant clairement qu’il va négocier avec des bandits, où  se situe le vrai mal ? Quand l’autorité symbolisant la force prête à concéder ce symbolisme pour devenir complaisant dans une logique de négociation, aucune voix ne s’élève pour faire le constat. La démarche pourrait-être louable, mais ce n’était pas à lui de s’impliquer directement. Bref, le parallèle est juste pour lever la voile sur le côté discriminatoire de ce fait avancé par ces hommes et femmes échoués piètrement et qui tentent désespérément  de barrer la route au changement.
"g) Inexpérimenté, inculture …"  Inexpérimenté en politique c’est vrai, mais avec un actif de succès à son compte dans ce qu’il entreprend. Etre expérimenté c’est de servir dans l’Etat  à un titre quelconque, être expérimenté c’est aussi une capacité clairement visible dans la chance de réussir un projet et pas le moindre.  Réussir dans le rêve américain ce n’est pas du jeu de yo-yo mais du poigne de se relever lorsqu’on est par terre, et je crois que cet atout peut combler largement  cette déficience ; toutefois la recommandation sera de mise, être entouré des meilleurs collaborateurs pour un meilleur résultat. Pour le côté inculture, je ne vais pas trop élaborer dessus, puisque le mot même tombe par lui-même si on regarde la personnalité en question et cela nous laisse entrevoir cette hargne de discriminer pour abattre lâchement. Ce serait dommage si ces détracteurs confondent la collection de diplômes sans résultat avec le génie qui n’a besoin que du peu pour bâtir la forteresse, et tout homme intelligent sait où il doit s’aligner pour la nouvelle Haïti.
Tout ce brouhaha autour de Wyclef Jean pondant des œufs  rempli d’actes discriminatoires pour le fait qu’il soit un rappeur, un modèle de réussite, sympathisé avec les exclus, les laissés pour contre et pour surtout être un haïtien authentique voulant relever le défi avec la jeunesse qui ne cesse de crier à cor et à cri que «  GRAN MOUN YO ECHWE, SE MOMAN POU JENES LA PRAN AVNI PEYI A »  et les vieux répliquent pour dire que « JENES YO DEJWE » et c’est la le point de jonction entre l’échec et la déviance, et le bon leader dira «  APPRENONS LA BONNE LEÇON DE L’ECHEC DES VIEUX POUR  L’APPLIQUER AVEC LA FORCE DE LA JEUNESSE EVEILLÉE »
Ricardo Vintris - email:
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La leçon de Wyclef Jean et la discrimination, une face à face révélatrice
Vendredi, 03 Septembre 2010
Vendredi, 03 Septembre 2010
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